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Jean Germain est « candidat à la candidature » au PS pour être sénateur dans un an. © (Photo NR, Patrice Deschamps)
Septembre 2010.
Jean Germain a annoncé, hier à la NR, qu’il souhaite s’engager dans la bataille des sénatoriales 2011. S’il est élu, il devra quitter le conseil régional.

Jean Germain est candidat pour être sénateur dans un an. Il l’a annoncé officiellement, hier dans son « Face à la rédaction » à La Nouvelle République à Tours.

SÉNAT. Il est « candidat à la candidature » au PS pour les sénatoriales de septembre 2011 car « c’est vital pour la gauche d’avoir la majorité au Sénat ». Jean Germain n’est pas parisien. Il préfère son coin de province et a tellement à faire dans sa ville. Pour autant, « j’ai 63 ans » précise-t-il, et il souhaite avoir une fin de carrière politique parlementaire, nationale. A tel point que certains le voient aussi dans un ministère (Logement, Aménagement du territoire ?) si la majorité bascule en 2012.
CONSEIL RÉGIONAL. S’il est élu sénateur, Jean Germain devra démissionner du conseil régional à Orléans où il est premier vice-président, cumul oblige. « Quitter la mairie de Tours, pas question ! ».
CONSEIL GÉNÉRAL. Cinq cantons de Tours, tous à gauche, sur sept sont concernés par les cantonales de mars 2011. « Attention à ne pas nous diviser à gauche » prévient Jean Germain qui se méfie des « primaires » (ce soir, les militants PS de Tours-Est vont devoir départager les candidats Monique Chevet et Alain Dayan, par ailleurs élus au conseil municipal de Tours). Oui, il se méfie de la « transparence dans l’obscurité » et des tensions dans son équipe.
CLAUDE ROIRON. « Une fille intelligente et dynamique, qui n’a pas que des défauts, qui ne prend pas que des mauvaises décisions comme certains voudraient le faire croire », la défend-t-il. Mais il admet à demi-mots qu’elle est parfois « dans l’excès » et qu’elle a « agrégé des gens contre elle, ajoutant, ce n’est pas mon genre de tuer les gens ». Il va la soutenir, « n’en doutez pas », sur son canton. Et pour sa réélection comme présidente ? On verra au lendemain du scrutin, répond-t-il, prudent.
AGGLOMÉRATION. Il verrait bien trois nouvelles communes y rentrer « dès 2012 », Parçay-Meslay, Chanceaux-sur-Choisille et Rochecorbon qui sont candidates. Et il veut que l’agglo dépasse la barre des 300.000 habitants pour devenir une métropole car « c’est inéluctable ».
PS. « Je n’ai jamais flingué un socialiste ni changé de camp ! » répète-t-il. Pour la présidentielle 2012, là aussi, il juge les primaires « une affaire bien compliquée ». Son candidat ? « On verra. »

Maville.com  

 

INDRE-ET-LOIRE

Jean Germain, socialiste, est né en 1947 à Tours. Juriste de formation, il a été président de l'Université de Tours de 1988 à 1993. Inspecteur général de l'éducation nationale à la retraite, il a pris la mairie de Tours à Jean Royer en 1995. Président de la communauté d'agglomération Tour(s) plus depuis 2000, il est aussi premier vice-président de la région Centre. Il est délégué national auprès de François Hollande, chargé de l'éducation nationale et des universités.

Il a été élu aux sénatoriales, Mais doit démissionner du conseil général du Loiret pour non cumul de mandat.